Agriculture : remplacer les pesticides par la musique

Et si le débat sur les pesticides se tassait grâce à la musique ? Le concept peut paraître utopiste, et c’est pourtant le défi fou que s’est lancé l’entreprise française Genodics il y a 9 ans, en 2008.

Contre toute attente, la solution semble porter ses fruits, notamment pour un agriculteur des Bouches-du-Rhône qui a récemment sauvé 60 hectares de plantations en les exposant à la musique.

Contaminés par le virus de la « Mosaïque » depuis plus de dix ans, ses plants de courgettes semblaient voués à l’arrachage. Le producteur avait tout essayé mais ne voulait pas se résigner à dire adieux à ses 60 hectares, seule solution préconisée par l’agriculture classique.

Dans sa recherche de solutions, l’agriculteur tombe sur le site de l’entreprise Genodics, les contacte et reçoit une proposition farfelue : soigner ses plants grâce à des protéines de musique.

Il confie qu’au stade où il en était, il n’avait plus rien à perdre. Il se lance.

Ce dispositif scientifique, appelé Génodique, relève d’études et de recherches depuis les année 60. Preuve que la musique n’apporte pas que du bonheur aux humains et aux animaux.

Genodics installe alors des appareils, alimentés par des panneaux solaires qui diffusent dans les serres du producteur de la musique, entre cinq à sept minutes tous les soirs. Cité par Le Figaro, Genodics explique sa méthode : « Pour faire simple, lors du processus de synthèse des protéines, les acides aminés produisent des notes. Une mélodie spécifique à chaque protéine est ainsi émise (…) Il faut connaître les protéines pertinentes de la pathologie que l’on veut combattre puis l’isoler et trouver le chant de la protéine pour en stimuler ou inhiber sa synthèse. »

Si aujourd’hui le dispositif n’a pas éradiqué le virus, ce dernier a été complètement submergé par les ondes musicales et permet aux légumes d’être complètement sains et comestibles.

Ses plants représentent désormais entre 600 et 700 tonnes de légumes, la plupart sauvés par la musique.

Cette méthode a jusqu’ici été adoptée par 130 agriculteurs en France, et a récemment éveillé la curiosité de l’Inra, qui envisage de mettre en place des essais. Une belle histoire pour cette entreprise française et un agriculteur sauvé par la musique.

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